Carmina Burana

titre Carmina Burana

Extraits sonores de l’enregistrement acoustique du concert au Corum de Montpellier

Acte I – Ecce gratum (2’46)

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Acte I – Were diu werlt alle min (0’54)

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Acte II – In taberna quando sumus (3’07)

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Acte III – Veni veni venias(1′)

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Avec la participation de Emilie Ménard, soprano, René Linnenbank, basse, Médéric Martin, ténor
Christelle d’Amato et Mirette Hanna Labib, piano,
Gabrielle Goudard, Régis Maurette, Justin Lardic, Gabriel Périé et Samuel Calabuig, percussions
Direction : Antoine Alleman

 

Carl OrffC’est à Munich, sa ville natale que Carl Orff (1895-1982) débuta sa carrière de musicien et jeta les bases de ses théories : Chef d’orchestre au Münchner Kammersolelen, d’abord séduit par les extraordinaires mises en scènes de Falkenberg, aux sources desquelles il puisa ses idées directrices dans le domaine du drame musical, il découvrit peu à peu les compositeurs anciens.

L’exploration de leurs œuvres et l’arrangement des pages de Monteverdi allaient lui suggérer les éléments de son style personnel et ses projets de retour à la simplicité de la musique « à l’antique ». Parallèlement, il mit au point une méthode d’éducation musicale basée sur le rythme et, se passionnant pour la danse, il fonda une école de gymnastique rythmique et de danse.

CARMINA BURANA, son premier grand succès, représente en quelque sorte la mise en application de ces spéculations. Même si l’auteur se défend d’avoir fait un « livret » sur ces chansons latines du XIIème siècle, l’œuvre n’en expose pas moins, sur le plan musical et dramaturgique, les théories de son auteur : Carl Orff y délaisse le coloris orchestral des Romantiques au profit d’une instrumentation formant un agrégat de sonorité au centre duquel les percussions jouent un rôle essentiel. Il réduit le rythme à sa plus simple expression et utilise à plaisir des ostinatos implacables et sans fin pour créer un style volontairement sec et rude et une déclamation presque mécanique, martelée ou scandée, évoluant parfois sur une seule note et enrichie çà et là de figures grégoriennes.

CARMINA BURANA signifie « Chants de l’Abbaye de Benediktbeuren », car dans ce monastère roman de Haute-Bavière, fut retrouvé, en 1803, un manuscrit contenant quelques 200 pièces de vers et de chansons du Haut Moyen-Age.
La philologue bavaroise Schemeller publia l’ensemble en 1847 et c’est dans cette édition que Orff vint choisir les textes, les ordonnant selon une action dramatique à la fois simple et discrètement symbolique.

Étudiant le manuscrit, Orff avait été frappé par une miniature représentant « La roue de la Fortune ».Roue de la fortune

On y voit un roi basculer, perdre sa couronne, entraîné par la giration entretenue par la déesse fatidique, mais du bas de l’image un manant sera tiré vers le haut et prendra peut-être sa place.

Orff décida alors d’encadrer sa cantate entière par un hymne à cette divinité implacable, chœur irrésistible qui, servant d’ouverture
et de postlude, fera beaucoup pour la gloire de l’œuvre.

Le reste de l’action sera divisé en trois parties : « Rencontre de l’homme et la nature » (le printemps, le soleil, le désir et le goût de séduire) qui se traduit par une relative déception, vite noyée dans le vin (seconde partie « dans la taverne »). La méditation se fait alors plus amère (mort en son âme, je veux laisser jouir mon corps). Puis on découvre que celui que l’on plaignait si fort n’est autre que le cygne, jadis resplendissant, que l’on est en train de faire rôtir. Ici apparaît l’esprit de Carnaval cher au monde médiéval. Les comparses prévisibles vont se retrouver, notamment l’abbé paillard de Cucanie et son joyeux chœur de compagnons assoiffés (Bibit hera et bibit herrus… bibit pauper et egrotus » etc… c’est à dire à peu près « picole le mec et picole la garce, picolent les soldats comme le clergé, picole par-ci, picole par-là, le pauvre comme le gâteux, le grand-père et la grand-mère ! »

 

tableau d'un mariage, de Bruegel l'ancien

Intitulé « Cours d’Amours », la dernière partie semble renouer avec le platonisme ingénu des traditions « courtoises » et chevaleresques.

Mais vite explose la bourrasque d’un pan-sexualisme frémissant sur le gazon comme dans la chambrette, ce n’est qu’un hymne torrentiel à « l’épanouissement ». Un texte ambigu (l’une des plus troublantes expressions de cet âge sans complexes) ira, pour finir, jusqu’à confondre la bien-aimée avec Vénus (ce qui est courant), puis avec la Vierge (ce qui ne laisse pas de bouleverser). Parvenu à ce stade d’exaltation spirituelle, l’animateur de cette saturnale enthousiaste semble pourtant saisi par le doute et c’est le chœur initial qui réapparaît, pulvérisant ces illusions d’un jour sous la roue implacable de la Fortune…

Avec la participation de Emilie Ménard, soprano, René Linnenbank, basse et Médéric Martin, ténor

Emilie Menard

Emilie Menard

Perfectionne le chant au Conservatoire national de Région de Montpellier, dans la classe d’Annie ZUR, après avoir débuté dans la classe de Françoise Garner au Conservatoire de Sète
Médaille d’Or à l’unanimité au Conservatoire national de Région de Montpellier en 1999, année où elle est reçue au CNSMD de Lyon.

Elle a enregistré un disque de mélodies de Koechlin et interprété l’intégrale des mélodies de Chopin à Bayreuth.
Emilie a chanté à Lyon, Nimes, Montpellier, Naples, Aix-en-Provence, Marseille, Vaison-la-Romaine, Avignon, Annecy, Sarajevo, aux côtés de l’orchestre de l’Opéra de Montpellier, du Chœur européen, de l’ensemble « Baroques Graffiti », et fait partie du quatuor « René Linnenbank consort » et de l’Ensemble vocal et instrumental « Luscinia » avec lequel elle participe au spectacle Nathan le sage, création de Eric Breton.

Comme soliste, on a pu l’apprécier dans Hänsel et Gretel de Humperdink (rôle de Hänsel), La Chauve-souris de J. Strauss (rôle de Adèle), Acis et Galathée de Haendel (rôle de Damon), Apollon et Hyacinthe de Mozart (rôle de Mélia), dans La Messe du couronnement de Liszt, La petite messe solennelle de Rossini, La passion selon Saint Jean de Jean-Sébastien Bach, la Nelson Messe de Haydn, des airs d’opéra de Haendel et Purcell, et Carmina Burana de Orff…

René Linnenbank

Né à Abcoude, Pays-Bas. Après sa formation de base, il a suivi des cours de comédie avant de se lancer dans la musique au Conservatoire de Maastricht et au Sweelinck Conservatorium Amsterdam (SCA). René Linnenbank, basse

En 1990, il remporte le “British Council Fellowship” pour suivre le “Postgraduate Opera Course” à la Guildhall School of Music and Drama à Londres (GSMD) avec David Pollard, et a continué à perfectionner sa technique auprès de Sir Donald McIntyre. Il a donné des nombreux récitals, dont un récital solo à Covent Garden et a travaillé en tant que soliste avec des chefs comme Mstislav Rostropovitch, William Christie, René Jacobs, Jean-Claude Malgoire.

En plus des rôles qu’il a interprétés à l’English National Opera, l’Opera North, le Scottish Opera, l’Opéra de Nantes, La Monnaie de Bruxelles, l’Opera Zuid de Maastricht, il a participé comme soliste à des concerts, des oratorios et des récitals aux Pays-Bas, Royaume-Uni, États-Unis, Portugal, Allemagne, Belgique, France, Suisse, Italie, Irlande, Espagne, Bosnie-Herzégovine.
Installé dans la Vaucluse depuis 2001, il travaille régulièrement avec des chœurs de la région en tant que soliste, professeur de chant et chef de chœur. Son amour pour la voix humaine et la musique ancienne lui a inspiré la formation du quatuor vocal «René Linnenbank Consort».


photo Médéric Martin

Médéric Martin

C’est  à l’École Nationale de Musique de Blois qu’il poursuit ses études en classe d’euphonium et de formation musicale, et c’est en 1998 qu’il obtient son Diplôme de Fin d’Études Musicales dans les deux disciplines.
Tout en menant de front des études scientifiques et musicales, il s’intéresse au chant et intègre alors l’Ensemble Ars Vocalis à Montpellier. Parallèlement, il commence l’étude du répertoire et le travail approfondi de la technique vocale avec Marie-Paule Nounou. Au cours de master class, il reçoit aussi les conseils de Gilles Ragon et Ulrich Messthaler.

Sa voix de ténor se développe et lui permet de chanter en solo dans les programmes de l’ensemble : programme romantique allemand (Schumann, Brahms), programme français (Fauré) ou anglais (Britten) .
Son goût pour la musique baroque l’amène à se produire avec l’Ensemble Arianna en chœur ou en solo (Monteverdi, Dumont, Purcell, Haendel…). En avril 2011 il est choisi pour interpréter les solos de la Messe en la, de Bach, au sein de l’Ensemble B.A. Bach.
Tout en abordant les grands airs d’opéra, il cultive également le lied allemand et la mélodie française, répertoire qu’il affectionne particulièrement.

Version originale pour chœur, 3 solistes, 5 percussionnistes et 2 pianos.

percussionnistes en concert

 

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